CHAPITRE 1 :
L’elfe aux grosses fesses.
Où nos héros se
rencontrent pour la première fois et font la connaissance d’une elfe aux formes
généreuses.
Samnyel avait
l’habitude de rôder là où il n’appartenait ni de sang, ni d’argent. Il osait
entrer dans ces lieux qui intimidaient le peuple en ce qu’ils semblaient
taillés sur mesure pour l’aristocratie. Il foulait ces sols sous prétexte que
les temps avaient changés : désormais une bourse bien remplie, d’or ou d’autre
chose, pouvait changer un destin et conférer des titres de noblesse à n’importe
qui. Et il convenait de pousser le raisonnement plus loin : si un riche
marchand pouvait prétendre à fréquenter les reines, pourquoi pas le premier
saligaud venu capable de se faire passer pour un riche marchand ?
Les grands airs
et les faveurs mal définies suffisaient généralement à Samnyel pour tromper ceux
qui n’y regardaient pas de près. La plupart du temps, il ne faisait que
profiter de l’ambiguïté de son statut de troubadour. Sous couvert de fréquenter
et enchanter la noblesse, il se permettait d’explorer chaque recoin des
châteaux comme bon lui semblait. Et s’il tombait sur une belle femme assez
impressionnée par son audace pour écarter les cuisses en son honneur, ma foi,
ne pas pousser la curiosité jusqu’à son dénouement naturel ne ferait que
redoubler la faute. Il se souvenait de la belle Camelia, qui était curieuse de
savoir ce que le bas peuple avait à offrir, et qui était avide de connaissance au
point d’oublier, pour une nuit, qu’elle était Archiduchesse ! Telle était
la corruption de son époque.
En cette après-midi
de novembre, Samnyel fleuretait avec la limite du convenable en pénétrant dans
le « Blanc Pilier », un hostel
réputé pour n’accueillir que la crème de la crème, mais qui, à ce qu’on lui
avait dit, ne méritait plus cette réputation et avait récemment fait fi de tout
honneur pour survivre aux ravages de la Fièvre Rose. Le lieu acceptait
désormais les plus parvenus des parvenus de Caristan, au grand dam des
vénérables familles qui apprenaient la nouvelle en croisant les presque-vilains
dans le hall. On raconte même qu’une comtesse
s’est un jour évanouie en repérant ce qui, de toute évidence, ne pouvait
qu’être une prostituée de luxe qui la saluait d’un mouvement de sa robe fendue.
La nouvelle de ce scandale avait beaucoup excité Samnyel et il était curieux de
découvrir cet endroit rabaissé.
La confiance que le
barde avait en lui, seule substitut d’une prestance que son éducation n’avait
jamais pu lui inculquer, était redoublée par le fait qu’il n’était pas le pire
des parvenus parmi les résidents de cette saison. Il ne savait pas s’il était
vrai qu’il y aurait des catins tarifées au Blanc Pilier, mais il savait que la
Chasseuse de Sirènes, parvenue des parvenus, y séjournait en ce moment même. C’était
d’ailleurs la raison pour laquelle il avait dépensé jusqu’à son dernier écu
pour louer une chambre et une tenue digne de la cour des plus grands rois. Il
avait bien l’intention de l’aborder, de négocier avec elle, et d’obtenir ce
qu’il désirait depuis bientôt un an.
Une fois ses
affaires installées dans ses quartiers, presque sur la pointe des pieds, comme
s’il avait quelque chose à se reprocher, Samnyel descendit l’escalier
principal, retraversa le hall et
pénétra dans le restaurant (qui était presque vide de monde). La chasseuse qu’il
désirait rencontrer était attablée dans un coin et elle dévorait un poulet
entier à elle toute seule, sans trop de manière. Samnyel fondit sur elle dès
qu’il la repéra :
- - Hé là ! Est-ce une gente dame ou bien l’Ogre de Bouvie ?
La chasseuse jeta
au barde un regard noir.
- - À en juger par le violon que tu portes, tu es un troubadour, et si tu es à
jour quant aux publications de l’École, tu n’es pas sans savoir que je l’ai récemment
vu de près cet Ogre de Bouvie, dit-elle.
- - Oui, c’est vrai que je connais les ballades à votre sujet… Et alors ?
- - Je peux t’assurer que moi et cet ogre on a quasiment rien de commun.
- - D’apparence, oui ! Puis-je m’asseoir à votre table ?
- - Le point commun qu’on a par contre, c’est notre dégoût pour les invités
surprise… tant qu’ils ne nous font pas la politesse de se ranger dans notre
assiette.
- - J’aurai grand plaisir à me glisser dans pareille bouche, déclara le troubadour avec un sourire
espiègle et sachant pertinemment quelle crasse il commettait.
La chasseuse
cracha dans un gobelet avec dédain, avant de dire :
- - Je suis curieuse, crois-tu vraiment que ton approche se passe bien ?
Que petit à petit je tombe sous ton charme ?
- - D’expérience, je peux affirmer avec certitude qu’il est plus prudent de
suspendre mon jugement sur la question. Plus d’une fois, j’ai irrité une
demoiselle jusqu’à ce qu’elle me foute dans son lit comme pour soulager sa
frustration, tout en me griffant le dos comme une chatte en colère. Si si,
c’est moins rare que l’on ne le croit, ne faites pas cette tête !
Toutefois, il n’est pas rare non plus qu’une femme réponde en rires et en
sourires à mes approches et accroches, pour finalement lâcher sur moi ses
frères et ses chiens, me poursuivant cruellement jusqu’au sortir de la ville.
- - Par pitié, épargne-moi tes figures de style
débiles. On n’est pas à la cour de la reine Boleine. Et il n’y a rien à
trousser à cette table, pas même le poulet que j’ai bientôt terminé, alors
passe ton chemin ! Je lâcherai bien le maître d’hostel sur toi, si seulement je n’avais pas peur qu’il me chasse
aussi à cause de mon manque de protocole. J’ai remarqué qu’on voit d’un mauvais
œil une femme qui a obtenu un blason (et l’a doré) en chassant du monstre.
- - Haha, la chasseuse chassée ! Par le
maître d’hostel ! Elle est bien
bonne.
Samnyel s’assit près
de la chasseuse. Celle-ci leva les yeux au ciel mais ne fit rien pour l’en
empêcher. Il demanda :
- - Quelle est votre nom, ma demoiselle ? Les chansons l’omettent.
- - Peut-être que rien rime avec Derguaine.
- - « Aubaine » ou « croquemitaine ».
Derguaine ne put
s’empêcher de sourire.
- - Oh, c’est un sourire ! Un sourire de votre part ? Je crains le
pire, dit Samnyel en faisant mine de
chercher du regard un danger prochain, conscient du fait qu’il énervait au plus
haut point une femme qui devait
souvent subir ce genre de remarques.
- - Espèce de pitre. C’est toi même le chien que tu cherches des yeux. Tu es..
tu es en chien, voilà ce que j’en dis.
- - J’admire les mots d’esprit, mais j’ai à redire sur la façon dont ils s’alignent au sortir de votre belle
bouche.
- - Tu vas arrêter avec ma bouche, idiot ?
Excédée par l’audace de l’intrus, Derguaine imagina un moyen astucieux de
se débarrasser de lui rapidement. Elle regarda autour d’elle pour vérifier que
personne ne les observait en cet instant. Rassurée, elle attrapa d’un geste
rapide le poignet du barde et le força à poser sa main de joueur de violon sur
son entrejambe de dame. À la grande surprise de Samnyel, on pouvait y sentir un
gros sexe viril et, l’enquête poussée plus loin (toujours immoralement forcée
par la chasseuse), on y sentait aussi une généreuse paire de couilles.
- - Diable, s’exclama le barde,
sincèrement surpris, en retirant lentement sa main dès que Derguaine eut fini
d’insister sur son argument. Diable !
- - Tu vois ? Il y a rien à trousser à cette table.
- - Voyons, il y a votre cul, madame.
La traqueuse
s’esclaffa, mais sans bon sentiments pour cet idiot.
- - C’est cela ta réaction quand je révèle ma grosse queue à tes doigts,
couille molle ? D’où viens tu pour asséner pareilles perversités à la
vertu des dames de Caristan ?
- - Croyez-vous que c’est la première fois que j’examine le fruit d’une
malédiction ? Que le fruit ait la forme familière d’un organe viril ne
fait que rendre la chose plus banale, dit-il
en faisant mine de bailler, dissimulant le choc.
- - T’es pas du tout… dégoûté… par la chose ? demanda Derguaine avec une pointe d’authentique espoir noyé dans un ton
sarcastique.
- - Je suis comme l’Ogre de Bouvie, mon dégoût se transforme en délice lorsque
l’invité surprise visite mes papilles.
- - Tu plaisantes.
- - Pas du tout.
- - T’es con !
La chasseuse lui
jeta un regard en biais, puis demanda :
- - Tu es familier des malédictions ?
- - Mais bien sûr ! Les chansons d’amour sont appréciées au printemps,
celles d’amitié en été, celles de deuil en automne, et celles de persévérance
en hiver… mais les chansons de malédictions elles on en raffole en toute
saison ! On les aime choquantes, drôles et terribles. On les aime
subversives, métaphoriques et philosophiques. Par ailleurs, je souffre moi-même
d’une malédiction qui court dans ma famille depuis des générations.
- - Ah oui ? fit Derguaine en levant
un sourcil, anticipant la plaisanterie.
- - Oui, toutes les six heures, dès le réveil, mon appendice honteux grossit,
grossit et grossit, jusqu’à atteindre des proportions énormes-
- - Suffit… grogna t’elle.
- - Et, oh, ma belle, si vous saviez tout l’effort qu’il me faut pour le ramener
à des proportions raisonnables : je trime, je trime-
En voyant Samnyel
imiter la branle, Derguaine ne put s’empêcher de rire.
- - Arrête, dit-t’elle en s’étouffant de
rire avec un morceau de poulet dans la gorge.
- - Et parfois, il faut même s’y mettre à plusieurs ! Une âme généreuse
s’y adonne parfois, sinon je dois payer du renfort, dit-il en cherchant une pute du regard.
- - Arrête de t’agiter et d’attirer l’attention sur nous. Mais… Donc…Tu
plaisantes, mais ma malédiction, en me faisant découvrir ce que c’est d’être un
homme sous la ceinture, m’a fait vivre ce que tu décris comme ça.
Après un moment
de silence gênant où le troubadour cherchait le bon mot, la chasseuse soupira et perdit son regard dans son
verre.
- - Mais c’est pas tout le mal que cette malédiction m’a fait subir, et tu peux
écrire un poème là-dessus car c’est un sujet très noble. Comme tu le sais ma
spécialité est la chasse aux mysarelles, que vous autres troubadours appelez
les « croqueuses d’hommes », les « charmeuses cruelles» ou
les « voleuses de destins ». J’ai découvert très tôt dans ma
carrière que j’étais la mieux placée pour combattre ces monstres… les
sirènes, les vampires, les succubes et les guenaudes masquées… car là où les
traqueurs de monstres virils succombent aux charmes de ces tentatrices, j’avais,
moi, l’avantage d’être complètement immunisée contre leur magie. Mais, bien
sûr, tout ça c’était avant d’être maudite, et de me retrouver aussi conne que
n’importe quel chasseur à la queue qui pend entre les cuisses. La paie n’est
pas la même lorsqu’il s’agit de tuer des monstres hideux comme des ogres. Ça,
beaucoup de monde peut le faire. Dernièrement, j’ai été chanceuse : le roi
haïssait l’Ogre de Bouvie passionnément, car ce dernier avait la fâcheuse
tendance d’intriguer les princesses fatiguées des beautés classiques. Mais ça
ne se reproduira pas, je le crains… Non… Ça ne se reproduira pas, fit-elle en faisant mine de baisser sa
garde, attentif à ce que le troubadour tentait de faire.
- - Je suis navré d’apprendre votre perte.
- - C’est la civilisation qui y perd. Il y a d’autres chasseuses, mais il y en
a moins que de chasseurs. Je peux pas m’empêcher de penser que les bardes y
sont pour quelque chose... « Voleuses de destins », hein ? J’ai
la nette impression que seuls les hommes
ont des « destins » dans vos chansons.
- -
Je prends votre critique à cœur. Surtout que, si le temps est venu pour moi
de révéler la raison de mon approche-
- - Ah, on y vient enfin...
- - Eh oui, dit-il en faisant un clin
d’œil amusé. J’aimerais travailler avec vous sur une œuvre. C’est que j’ai
entendu parler du Codex Simplicius,
ce document que vous possédez et qui recense toutes les espèces et sous-espèces
de… de mysarelles comme vous les appelez… On dit aussi que le cahier regorge
d’anecdotes croustillantes et d’illustrations… intéressantes.
Samnyel marqua
une pause. Derguaine garda un visage de marbre et ne répondit pas.
- - Oui… continua le barde comme s’il se
répondait à lui-même. Et je sais que ce document est jalousement gardé par
vous, et que vous ne laissez personne le lire. Mais voilà maintenant que j’apprends
que vous n’avez plus aucune raison de garder secrètes des informations qui
autrefois vous donnait un… un « avantage compétitif ».
- - Un « avantage compétitif »,
répéta la chasseuse machinalement et sans cacher son mépris. C’est votre
métier d’accorder crédit aux rumeurs, mais ce n’est pas le mien. Arrêtons donc
de parler de ça.
Derguaine jeta un
coup d’œil vers la porte, mais l’insolent était venu seul.
- - Maîtresse-Chasseuse, n’ayez pas peur, je vous assure que vous n’avez rien à
perdre, et tout à gagner, à parler avec moi. Je vous ai dit à quel point la
populace est friande d’histoires de malédictions… Si on ajoute à cela une belle
paire de nichons, alors nous avons vraiment un récit qui plaît en toute circonstance !
Saviez-vous que l’espèce humaine était la seule à faire l’amour en toute
saison ?
- - Suffit.
- - Imaginez l’argent que nous pourrions nous faire si vous me laissiez puiser
mon inspiration dans le codex !
Il claqua des doigts en
disant cela comme si l’idée venait seulement maintenant de lui venir à l’esprit,
et il se servit dans l’assiette de la chasseuse.
- - Je n’ai jamais dit qu’un tel livre existait, répondit précipitamment la chasseuse avec une voix tremblante de colère.
Alors ça suffit maintenant ! On arrête de parler de ça ! Même
s’il existait, vous n’avez pas besoin d’aide pour fantasmer sur des nichons. Je
connais les hommes et c’est à croire que vos muses sont des petites fées qui
vivent dans vos couilles !
Les deux
compagnons se turent un instant pour épargner à une Dame qui venait d’entrer
dans le restaurant les ignobles propos qui sortaient de leurs bouches. Samnyel
surprit Derguaine en train de dissimuler un médaillon dans son soutien-gorge,
une amulette qui lui semblait représenter une sorte de pleine lune. Il n’arriva
pas à voir le détail du symbole avant qu’elle ne le cache, mais il oublia bien
vite sa curiosité. Tandis qu’ils laissaient passer la Dame, ils n’empêchèrent
pas leurs regards de s’attarder sur ses formes généreuses. C’est d’abord les
fesses grosses et rondes qu’ils remarquèrent, étant donné la balade élégante de
ses hanches. Mais ils ne restèrent pas insensibles non plus aux gros seins qui
échappaient rapidement à leur vue, bien qu’initialement visibles d’un bon tiers
à la faveur d’un décolleté plongeant. La
luxure perdant rapidement sa prise de vue, la lucidité revint aux quatre yeux aventureux
et ils purent remarquer davantage : par exemple, l’élégance de la robe qui
dénotait la noblesse de cette personne, et les oreilles pointues qui indiquaient
le sang elfique qui coulait dans ses veines. « Pas mal. Vraiment pas mal
du tout. Elle est loin de Yradven celle-là, non ? »
Le risque passé,
le barde et ses grands airs reprirent :
- -
J’ai l’impression que tu aimes ce que tu vois là autant que moi. Et si,
comme tu le dis, cela n’aurait pas été le cas avant ta malédiction, alors cela
me fait dire que ton affliction est, à bien des égards, une bénédiction.
- -
Ce n’est pas aussi simple… Quoique… Peut-être. Je sais pas.
- - Même si cela fait du bien quand ces « brûlures de désir »
s’arrêtent…
- - Oui, c’est vrai. Beaucoup de bien, dit-elle
en soupirant.
- - Alors ce début d’un grand discours sur la faiblesse des hommes…
- - Je n’ai pas parlé de faiblesse… Qui te dit que j’ai parlé de
faiblesse ?
- - Je l’ai cru.
- - Au contraire, j’avoue qu’il y a là une certaine force. Par exemple, quand
je vois cette bonne femme qui vient de passer… J’ai très envie de la défroquer
et de la trousser… et c’est comme une énergie nouvelle qui parcourt tout mon
corps, dit la chasseuse alors qu’une
érection pointait dans son pantalon et tressautait d’excitation.
(Mais elle s’en voulut d’avoir formulé la chose de cette manière, qu’elle
jugeait infidèle à la réalité. Par la suite, chaque hésitation dans son esprit
empira son sentiment de culpabilité, mais elle le cacha au troubadour qui s’excitait
lui aussi.)
- - Oui ? Tu aimerais soulever cette robe hautaine comme les murs d’un
verger aristocrate, et cueillir le bon gros fruit pour le dévorer ras-la-terre
comme un cochon dans la boue…
- - Épargne-moi les métaphores ampoulées, troubadour : je veux lui prendre
le cul, c’est aussi simple que ça. Il faut dire les choses comme elles sont, à
notre époque. Et je dis pas que ce que je ressens est tout à fait différent de
ce que je pouvais ressentir avant d’être maudite. D’ailleurs, j’aimais les femmes
bien avant cela. Mais il y a une certaine nouveauté qui me grise, difficile à
définir… Peut-être seulement grisante en raison de sa nouveauté même...
- - Oui… Son cul… Ton franc parler m’excite. C’est vrai que c’est son cul que
tu veux prendre et pas sa chatte ? demanda
Samnyel, visiblement excité.
- - Je n’avais pas pensé au détail de mon soulagement, je voulais juste dire
que je voulais la presser contre un mur, agripper ses poignets d’amour, et
enfoncer ma pine par derrière elle.
Samnyel regarda autour de
lui, par-dessus son épaule, une énième fois :
- - Ce serait prendre le risque de se faire congédier de cet endroit que de
continuer à parler ainsi… Sans même évoquer la possibilité d’approcher la Dame
avec ce genre de proposition en bouche.
Aussi
discrètement que possible, Samnyel remit sa main sur la bosse du pantalon de
Derguaine et la caressa lorsque personne ne regardait. Elle le laissa faire,
sûre de maîtriser la situation, quoi qu’elle puisse s’avérer être en fait.
- - Imagine, si tu le veux bien, chasseresse, à quel point cela te ferait du
bien de culbuter la Dame sur un lit dans les chambres de l’hostel. De dégager la chose de son enveloppe de soie et de
s’enfoncer lentement dans son plus petit trou.
- - Tu parles toujours comme un idiot. Mais c’est vrai que j’ai très envie,
putain… grogna Derguaine entre ses dents
en jetant un regard furtif à l’elfette qui s’était installée loin, dans le fond
du restaurant. Putain, il faut que je me soulage, d’une façon ou d’une
autre, mentit Derguaine, qui cherchait un
moyen de prendre le dessus d’une situation qui lui échappait.
Le troubadour lui
tendit l’autre main, comme s’il l’invitait à une danse loin de là où ils
s’étaient attablés :
- - Venez que je vous sauve, venez dans ma chambre. Ne faites pas la fière et
acceptez mon aide.
Derguaine fixa
cet homme intensément, avec une lueur de soupçon au fond du regard. Mais tandis
qu’elle ajustait discrètement la pose de son sexe grossi entre ses jambes, elle
sentit toute la force du désir qui l’assaillait et eu crainte d’en devenir
folle. Elle murmura « Allons-y » en prenant la main du coureur de
jupons, pour lequel elle ressentait un désir brûlant. Un désir qui annulait
momentanément le mélange de mépris, de méfiance et de camaraderie qu’elle
ressentait pour lui.
Ils montèrent
l’escalier de l’hostel en courant
presque. Dès qu’ils eurent fermée la porte de la chambre du barde derrière eux,
un doute quant à la façon de procéder arrêta leur élan. Leurs langues
grossières et ses aises profanes étaient soudain transis de gêne et ne disaient
plus rien. Personne ne faisait plus le malin. Après trois battements de cœurs
affolés, ils retirèrent tous deux leurs pantalons en se fixant comme des
oiseaux de proie.
- - Je parie que tu veux mes seins, dit-elle sur un ton détaché.
- - Oui, répondit-il nerveusement.
Il se rapprocha
d’elle et défit la boucle qui retenait ses protections de cuir. Son fourreau et
sa sacoche tombèrent aussi. Samnyel se demanda si la clef de sa chambre était
dans le pantalon ou dans la sacoche. En le toisant, Derguaine dit à
Samnyel :
- - Que ce soit clair : tu vas me branler, me sucer, et quand tu auras
fini de me faire plaisir, tu me diras « merci » et tu t’en iras.
- - Oui, oui, fit-il avec un souffle
court et en se touchant le sexe, lui qui était habitué à ce genre de jeu
agressif.
Ils s’assirent
tous deux sur le lit. La queue de Samnyel tressautait mais il était maintenant
tout occupé à branler celle de sa compagne, qui ne lui rendait pas la pareille.
Samnyel avait une bonne poigne, et ses mains douces étaient parfaites pour
branler la bite de quelqu’un qui devait s’habituer à de nouvelles sensations.
Malgré eux, ils échangèrent un regard plein de complicité. Derguaine
couina :
- - Ça fait du bien.
- - Oui, tu trouves ? dit Samnyel sans
réussir à éviter un ton sarcastique.
Il s’agenouilla
devant elle. Elle écarta grand les jambes et caressa ses seins. Il continua la
branlette et se mit à lui lécher les couilles.
- - Tu vas.. vas enfin employer ta bouche à.. chose utile, bavardeur, lança Derguaine pour se venger du sarcasme
de tout à l’heure, mais sans réussir à dissimuler les vagues de plaisir qui la
faisait bégayer.
Samnyel
interrompit son œuvre pour un rire, mais retourna rapidement à la tâche. Puis,
il ferma les yeux et se mit à lécher le sexe, de sa base jusqu’à son bout.
Derguaine grognait et couinait. Comme
elle est belle ! Samnyel fit :
- - Ça aussi ça fait du bien ?
- - Oui, oui, beaucoup. Suce-moi.
Derguaine hésita
à prendre la tête de cet homme dans sa main et à le forcer sur sa queue, mais
elle n’eut pas à le faire car il la prit en bouche de sa propre initiative. Comme il est mignon et comme il me bouffe
bien. « C’est bien, suce ma queue. »
Samnyel la suça
pendant un long moment, les yeux fermés, passionnément.
Derguaine gémit
de plaisir malgré elle. Cela ne l’empêcha pas de dire franchement (mais
comme pour se rattraper) :
- - Ça ne suffira pas. Toi et moi, ça ne suffira pas. C’est l’elfe au gros cul que
j’ai envie de baiser. Tu as vu comment elle balançait ses hanches ? C’est
une petite inviteuse, je crois, une allumeuse, tu ne penses, pas ? dit-elle, la première surprise de l’horreur
de ses propos.
Samnyel s’interrompit,
trop excité par cette extrême ignominie, et hocha la tête :
- - Oui, oui, c’est une petite elfe allumeuse qui ne veut que se faire baiser
par deux aventuriers.
- - Hmmm oui, putain. Continue de me branler. Fais-toi plaisir et caresse ma
poitrine.
- - Oh oui ! s’exclama t’il en
tentant d’approcher sa main de la poitrine.
- - Non, arrête, ça suffit. Il faut que l’on tente notre chance avec elle.
- - Quoi ?
- - Il faut qu’on lui propose une coucherie.
- - Oui, oui, bien dit.
- - Même si ça ne marche pas, je veux connaître sa réaction, dit-elle d’un ton pervers.
- - Oh, moi aussi, Diablesse, moi aussi !
Ils échangèrent
un regard salace et se chauffèrent ignoblement : « C’est surement une
grosse salope. », « Oui, une petite salope, il faut s’en
assurer. » « Une pute... » « Une pétasse à fourrer ! »
« Une petite chienne tout droit sorti du monde des fées ». Ils
s’embrassèrent (et s’aimèrent) pour la première fois.
Samnyel renversa
Derguaine dos contre le lit et savoura son parfum en se pressant contre elle.
Elle appréciait la maîtrise qu’il avait de sa langue. Il pelota sa grosse
poitrine de ses doigts délicats, tandis qu’elle frottait sa queue contre la
sienne et caressait son petit cul à lui. Ils restèrent un long moment ainsi à
se peloter et à se dire des cochonneries. À s’exciter en humiliant de mots une
créature qui n’appartenait pas à leur monde. Les queues et les couilles se
frottèrent de plus en plus vite les unes contre les autres. Ils
s’interrompirent avant de jouir.
Elle lui mit une
petite gifle contre la joue : « Tu dis ‘merci’ ! »
« Oui, merci, merci Maîtresse-Chasseuse. » Ce jeu les enchanta d’un
plaisir indescriptible. Elle le repoussa autoritairement et ordonna :
- - Vite, vite, remettons nos pantalons et allons retrouver l’elfette avant
qu’elle ne s’en aille. C’est elle que je veux.
- -
Mais tu étais sérieuse ?
- - Oui.
Ils se relevèrent
et remirent leurs vêtements. Le troubadour n’eut pas le temps de satisfaire sa
curiosité quant aux affaires de la chasseuse, bien qu’elles étaient peut-être à
portée de main, dans sa sacoche.
Dans le couloir,
Samnyel n’osa toucher le cul de sa compagne que lorsqu’elle eut fait de même
avec lui, faisant fi du « qu’en-dira-t-on ». Un noble seigneur les
repéra, et s’éloigna bouche bée. Il n’en revenait pas d’avoir défendu son pays
au péril de sa vie pour ce genre de crasserie. Avant de descendre l’escalier,
elle alla jusqu’à plaquer Samnyel contre le mur et à l’embrasser avec passion,
sa bouche ainsi que son cou. Il gémit comme elle l’avait fait plus tôt. Elle
frotta son entrejambe avec insistance contre celle du barde. Samnyel n’aurait
pas dit non à une petite branlette en haut de l’escalier. Au lieu de cela, ils
descendirent en trombe, se hâtèrent de retourner au restaurant, et foncèrent
sur l’elfe si rapidement qu’elle crut d’abord qu’elle se faisait attaquer par
des brigands. Une fois plantés devant elle, il y eut une hésitation quant à
lequel des deux idiots devaient prendre la parole. Comme ils avaient l’air de deux
mauvais comédiens, le troubadour parla le premier :
- - Ma Dame, mon amie et moi vous avons remarquée tout à l’heure, tandis que
vous traversiez le restaurant. Notre curiosité a été piquée par votre charme et
votre prestance.
-Un sourire amusé
se dessina sur le visage de l’elfe, sans toutefois effacer la méfiance dans son
regard glacial.
- - J’ai senti sur moi des regards peser, dit-elle,
et je crois que ce sont des commérages qui ont fait mes oreilles siffler.
- - Oh non, point de commérage… Ce doit être leur gracieuse et singulière forme
qui a attrapé le vent à un angle inhabituel.
Derguaine leva
les yeux au ciel et grogna sans discrétion. Elle se demanda si les babillages
de Samnyel étaient compréhensibles pour d’autres troubadours, ou s’il en était
venu à inventer sa propre langue, dans son coin, pendant ses activités
solitaires. Elle décida d’intervenir :
- - Mais nous devons plaider coupables pour les regards qui pèsent. Tout de
vous nous fascine, il faut bien l’admettre. Tout.
Et comme il y a, sans doute, quelque gaucherie, ou même quelque sacrilège, à
notre conduite, il va falloir qu’on se mette tous d’accords sur la façon dont
deux vilains pourraient bien vous apporter réparation.
L’elfe rit d’un
rire cristallin :
- - Ha ha ha ! Que telle gaucherie doive être réparée, je l’admets
volontiers, mais c’est ajouter gaucherie à gaucherie que de discuter de
pareille chose dans le restaurant d’un établissement qui, je m’en rends compte
de plus en plus, n’a plus la noblesse d’antan, déclara l’elfe en examinant
les deux compagnons des pieds à la tête, et surtout leurs pantalons mal remis.
- - Dans ce cas, pourquoi ne pas nous retirer dans l’une des chambres ? proposa Samnyel.
« Quel crétin »
pensa Derguaine.
- - Ha ha ha, rit encore l’elfe, qui
feignait d’être gênée. Voyons, vilain, quelles sont ces manières ?
-
Pardonnez son élan, ma Dame, rattrapa
Derguaine. Je suis navrée de l’ignoble impression que l’on doit vous faire.
La vérité c’est que vous nous avez frappés d’amour.
- - D’amour ?! s’étonna la Dame,
mais calmement, en souriant, et avec une lueur d’envie.
« D’amour ?! »
s’étonna aussi le troubadour qui se souvenait de la façon dont les deux
compagnons parlaient de l’elfette en bandant comme des chiens un moment plus
tôt. Quelle idiote, ce n’est pas ainsi
qu’on fait du rentre-dedans ! Je suis bien placé pour le savoir !
Il jeta un regard à son alliée, l’air de lui dire : « Mais qu’est-ce
que tu fous, putain ? ».
- - Ce genre de sentiment se fait rare, miaula
la Dame, curieusement belle d’un faux sourire. Peut-être que votre
compagnon avait raison dans ce cas. La chambre est le lieu où on parle de ce
genre de chose, n’est-ce pas ?
Samnyel en était
bouche bée.
- - Oui, répondit la chasseuse, mais
dans quelle chambre irons-nous ?
- - Dans la mienne, dit la Dame, avec
assurance, en se levant.
Les deux
compagnons suivirent la Dame. Elle marchait à pas pressé, sans se retourner.
Encore une fois, les deux aventuriers regrettèrent de mal apercevoir ses gros
seins qui rebondissaient à la cadence de ses pas. Dans l’escalier, ils admirèrent
la façon dont le gros cul de cette femme sautait à chaque marche. Tous deux
dissimulaient leurs érections naissantes aux autres résidents qu’ils
croisaient, pris d’une timidité toute nouvelle.
La Dame entra
dans la chambre la première, suivie de la chasseuse et de Samnyel.
- - Alors, est-il vrai que vous m’aimez ? Que vous m’aimez d’un noble
amour ? demanda l’elfe, et il était
difficile de déterminer si elle faisait preuve d’ironie ou non.
- - Oui, murmura Derguaine en lui
embrassant le dos de la main, sachant qu’il n’y avait pas une pointe d’ironie
dans cette question, tandis que Samnyel l’imitait avec l’autre main un instant
après. Oui…
Le troubadour
plongea son regard dans celui de la Dame, dans ces yeux froids et hautains, et il
se sentit tomber en amour. Tout était soudain plus léger chez lui.
- - Dites-le moi que vous m’aimez, ordonna
l’elfette au gros cul.
- - Vous êtes la plus belle des Dames et je vous aime, murmura la chasseuse avant de l’embrasser langoureusement tandis
que Samnyel répétait les mêmes mots machinalement, et couvrait le bras de
l’elfe de baisers, jusqu’à remonter à ses lèvres et à l’embrasser quand son
tour vint.
L’elfe gémissait
de plaisir, grisée par l’attention qu’on lui portait. « Oh, que j’aime que
vous m’aimez… Qu’avez-vous envie de me faire vous deux ? ». Samnyel,
hagard, regardait Derguaine en s’attendant à ce qu’elle mène la danse. Cette
dernière ne remarqua pas le piteux état de son compagnon et le poussa vers la
femme, qui le reçut dans ses bras.
- - Oh, troubadour, comme j’aime que tu m’aimes… Comment veux-tu me le prouver ?
- - Je ne… Je ne sais pas…
- - Déshabille-moi et engrosse-moi, tout en me disant à quel point tu m’aimes.
Derguaine
s’écarta de quelques pas.
- - Oui, d’accord, fit Samnyel, penaud.
Il défit
maladroitement sa robe et l’accompagna vers un des côtés du lit, sur lequel
elle s’assit avec grâce, complètement nue, déformant le matelas de son poids.
Elle avait les seins en poires et de grandes auréoles brunes autour des tétons.
Derguaine avait baissé son pantalon, et elle se masturbait en surveillant la
scène, tout en se caressant un sein ; elle sentait le médaillon proche de
sa main.
L’elfe s’allongea
sur le matelas et écarta les cuisses. Elle se touchait le clitoris, avec le
petit doigt levé comme une Dame qui déguste un vin. Lorsque Samnyel eut enfin
fini de se débarrasser de son pantalon, il posa son pénis contre l’entrée du
vagin qui l’attendait, et il s’enfonça en caressant les belles jambes de sa
partenaire. Il sentit la virginité de la Dame céder sous le premier coup :
- - Ma Dame ? Vous êtes ?
- - Vierge, oui. Je l’étais. Mais voyez, votre amour m’a conquise.
À ces mots,
Samnyel eut l’impression d’être comme dans un rêve vertigineux. Au contraire de
Derguaine qui voyait chacun de ses soupçons confirmés l’un après l’autre.
- - Ma Dame… Vous êtes si belle… Puis-je prouver mon amour en vous offrant ma
semence ? demanda Derguaine, d’un
ton de salope amoureuse qu’elle imitait tant bien que mal. Fermez les yeux,
et tirez la langue, je vais jouir dans votre bouche magnifique.
Ivre de plaisir,
l’elfe se détendit et accepta ce qu’elle n’aurait jamais accepté autrement.
Elle ferma les yeux et ouvrit grand la bouche, ce qui supprima son air de Dame.
Derguaine alla très vite chercher quelque chose dans son
pantalon. Elle sortit une fiole qui contenait une substance liquide argentée.
Elle se rapprocha de la femme en se branlant, et posa ses couilles sur son
front en continuant le mouvement de branle, pour ne pas attirer la méfiance. De
l’autre main, elle ouvrit la fiole, et la vida dans la bouche de la Dame.
« Avale, mon amour, avale. » Cette dernière avala tout jusqu’à la
dernière goutte et s’exclama : « Pouah, qu’est-ce que c’était que cela ? ».
En même temps qu’elle ouvrit les yeux, les charmes qui la déguisaient se
dissipèrent et sa véritable apparence fut révélée. Sa silhouette était la même,
mais sa peau était d’une pâleur extrême. Elle avait des yeux jaunes de serpent
et des crocs acérés. Sous son dos se devinaient des ailes démoniaques, aplaties
par son propre poids et celui de son amant. Elle avait de grosses cornes
courbées de diablesse. C’était, de toute évidence, une succube blanche !
- « T’es bien
laide, sale pute ! » s’exclama la chasseuse.
Derguaine sortit son
médaillon d’argent d’entre ses seins, ce médaillon qui représentait une lune
gibbeuse décroissante, et elle le plaqua sur le front de la mysarelle. Elle
pressa la tête du monstre contre le matelas ce faisant. De l’autre main, elle
dessina un symbole haut au dessus de sa propre tête : avec son pouce, elle
pressa fort la dernière phalange de son annulaire contre sa main, tandis
qu’elle courbait les trois autres doigts comme des griffes. Elle fit un
moulinet du poignet et l’air sembla se courber autour du symbole, comme un
mirage dans un désert. Puis elle se mit à réciter une incantation tandis
que la succube se débattait pour se libérer :
« Ô mysarelle, salope voleuse de destin,
Succube blanche qui fait
de l’amour sa proie,
Nul ne t’aime, tel est
ton chagrin,
Je te bannis quand la
lune décroît ! »
La succube
continua de se débattre. Le grand spectacle auquel Derguaine s’attendait après
qu’elle eut fini de réciter la formule magique ne se produisit pas. Rien ne se
passa. La mysarelle était toujours de ce monde. « Putain, mais qu’est-ce
qui se passe ! » s’écria la chasseuse. Elle leva les yeux et vit que
son compagnon continuait de faire des va-et-vients dans la succube, et que
celle-ci le retenait contre elle en croisant ses jambes autour de sa taille.
Elle remarqua que le regard du troubadour était perdu dans celui de la diablesse.
Elle a réussi à se raccrocher à la bite
de cet idiot !
- - Samnyel, qu’est-ce qui te prend ! Il faut se débarrasser de cette
pute !
- - Non, je ne peux pas, c’est trop bon, je l’aime ! Je l’aime de tout mon
cœur !
La succube
blanche éclata de rire, d’un rire démoniaque. Des vagues de plaisirs, pervers et
étrangement sincères, traversaient les corps des deux amants. La diablesse
s’ancrait dans ce monde grâce aux sentiments du troubadour hypnotisé. Celui-ci
grognait des propos fous :
- - Je prends trop mon pied, je l’aime, on va se marier, je l’aime et on va
faire l’amour tous les jours… Elle a ce parfum que j’aime tant… Je
l’aime !
- - Elle va te tuer, s’écria Derguaine,
elle va te tuer et quand elle aura ta force vitale, je pourrais pas la
battre ! C’est une prédatrice !
- - Je lui serai fidèle pour l’éternité ! Elle est la plus belle ! Je
veux la voir en robe de mariée ! Elle me fera une fellation pleine
d’amour !
Les crocs de la
mysarelle claquèrent malicieusement.
- - Elle va te tuer !
- - Cela n’est pas grave tant que je jouis bien profond en elle !
- - Si tu jouis, tu es mort !
Du plus vite
qu’elle le put, Derguaine lâcha le front du monstre et fit le tour du lit pour
secouer Samnyel. « Réveille-toi ! » La succube en profita pour
attirer le barde plus près d’elle. La chasseuse lui asséna un coup de poing
alors que ses crocs pointus se rapprochaient trop de la gorge de son ami. Elle
retomba sur son dos, sonnée, et ne retint plus le troubadour avec ses jambes.
Mais ce dernier continuait à s’accrocher à elle !
- - Samnyel, souviens toi de ce qu’on disait quand on était dans ta
chambre !
- - Non, Derguaine, non, je la veux pour moi tout seul, dit-il en continuant à pilonner la chatte de la diablesse, un plaisir
intense que peu de mortels peuvent goûter.
- - Souviens-toi, c’est moi qui commande ! essaya Derguaine.
- - Je prends trop de plaisir avec elle, va t’en !
Derguaine, cria
de frustration « Non ! ». Elle se pressa contre le dos du barde,
pour redoubler le poids qui pesait sur la diablesse. Si jamais elle se
libérait, ils étaient perdus. On ne bat pas une succube qui prend son envol,
tous les chasseurs le savent ! Elle se souvint de ce qu’elle avait appris
lors de sa formation : un choc psychologique
est le seul remède contre les transes hypnotiques dont les succubes sont la
cause. Derguaine remarqua que, malgré la situation, elle était toujours en
érection : « Autant essayer ». Elle avertit son compagnon,
« Je dois essayer quelque chose. Laisse-moi te prendre,
d’accord ? », et ce dernier cria avec un enthousiasme fanatique :
« Oh putain, oui, je veux tout. Prend-moi pendant que j’honore ma
belle ». Elle posa sa queue contre l’anus de son compagnon et se mit à s’enfoncer
difficilement. « Allez, allez. Moi aussi je vais te faire du bien,
salaud. »
Elle se mit à lui prendre le cul sauvagement. Chaque
enculade correspondait à un va et vient que le troubadour faisait lui aussi dans
la succube blanche. Il n’avait jamais ressenti de plaisir aussi intense. La
chasseuse arrivait à atteindre un point qui faisait aller Samnyel aux anges, et
bientôt le plaisir qu’il ressentait dans la diablesse ne lui semblait plus
qu’une partie de l’équation de son bonheur, et non plus sa seule obsession.
Derguaine aussi ressentait un plaisir immense, qui l’aveuglait presque tant
elle en perdait le nord. Elle répéta l’incantation tant bien que mal, tout en
gémissant de plaisir.
Mais la magie
n’opéra pas.
- - Samnyel, espèce de con, tu l’aimes encore trop. Souviens-toi de ce que l’on
disait : c’est qu’une pute !
- Samnyel regarda
la succube et la vit vraiment pour la première fois telle qu’elle était :
- - Oui, je vois, dit-il avec hésitation,
ce n’est qu’une chienne du monde des fées… non, non, des Enfers ! C’est
une chienne des Enfers !
- - C’est qu’une vide-couilles, renchérit
Derguaine, tu ne l’aimes pas, tu l’utilises, un point c’est tout. Tu te
fais du bien dans sa chatte maléfique.
La succube
blanche rugit férocement et se mit à griffer Samnyel. Ce dernier, en colère, se
mit à la baiser encore plus fort :
- - Ah, sale catin ! Prend ça, putain ! Prend ça !
- - Vas-y, Samnyel ! Lâche-toi !
- - Oh putain que c’est bon ! Que c’est bon de ramoner une pécheresse des
Enfers ! Une pétasse à fourrer ! cria-t-il
en sautant la diablesse folle de rage. Je ne l’aime pas ! Je la
déteste de tout mon être ! Je punis sa chatte infernale avec ma grosse
queue vengeresse !
Malgré l’urgence
de la situation, Derguaine prit le temps de lever les yeux au ciel et de
soupirer. « Bon, ça fera l’affaire. » Elle donna le médaillon au barde et lui ordonna de
le presser contre le front de la succube, entre ses cornes pointues. Il obtempéra.
Tout en continuant d’enculer le troubadour, ses couilles claquant contre lui,
Derguaine fit le symbole d’exil de sa main et s’époumona :
« Ô mysarelle, salope voleuse de destin,
Succube blanche qui fait
de l’amour sa proie,
Nul ne t’aime, tel est
ton chagrin- »
À ce moment du
sortilège, grisé par l’humiliation qu’ils faisaient subir à la diablesse, et
par la sensation de la queue de sa compagne dans son cul, Samnyel vida
entièrement ses couilles dans le monstre en grognant de plaisir.
« -Je te bannis
quand la lune décroît ! »
Tous les objets
de la salle tombèrent au sol, brièvement attirés par un appel d’air qui
n’avait rien à voir avec le monde matériel, et soudain marqués d’une abominable
odeur de souffre : la succube disparut totalement, forcée de retourner d’où
elle venait. Les deux compagnons tombèrent aussi quelque peu : Samnyel
face contre le matelas, et Derguaine plus profondément dans le cul de son ami,
ce qui la fit gémir d’un plaisir frénétique. Affolé, Samnyel cria :
- - Derguaine, j’ai jouis dans la salope !
- - Oui c’est bien, je suis fière de toi, fit-elle,
distraite, sans s’arrêter de lui refaire les fesses.
- - Non, c’est mal, tu avais dit que ça me tuerait !
- - Seulement si.. tu étais.. amoureux d’elle… répondit la chasseuse de façon saccadée lors de chaque va et vient. Succube
blanche… pas comme… Succube rouge.
- - Oh, plus fort Derguaine, plus fort ! Je veux sentir tes seins contre mon
dos.
Elle exauça son
vœu en le rapprochant du bord du lit pour réussir à ajuster la pose. Elle avait
désormais ses gros seins ronds contre son dos et sa bite dans son cul.
- - T’aimes ça, hein ? Hein, Samnyel ?
- - Oui j’adore, baise-moi plus vite et plus fort !
Tant bien que
mal, malgré la position, et au prix de sueur sur son front, elle parvint à accélérer
le rythme :
- - Je suis la plus forte, t’es pas d’accord ? J’ai battu la diablesse !
- - Oui, tu es la patronne !
- - Je suis ta patronne à toi.
- - Oui, tu es ma patronne.
- - Je vais gicler dans ton cul !
- - Vas-y, oui, vas-y, Maîtresse-Chasseuse !
La chasseuse s’enfonça
profondément dans le cul du troubadour et gicla intensément. Ses couilles se rétractèrent
au maximum tandis qu’elle se vidait entièrement. Son cri d’orgasme était un cri
très féminin, suivi de petits couinements mignons tandis que la vague de
plaisir retombait, et qu’elle s’allongeait à côté de son ami. « Oh,
putain, comme c’était bon... »
Samnyel se dit
qu’il devrait être en colère, mais son esprit était embrumé de plaisir :
- - Donc tu savais qu’il y avait une succube ici ? Et que c’était
elle ?
- - C’est pour ça que j’ai pris une chambre au Blanc Pilier, et quand j’ai vu
cette elfe dandiner son cul, j’ai tout de suite su…
- - Mais tu ne m’as pas prévenu ? le
ton de reproche était inhibé par toute la bonne humeur qu’il ressentait, tous
ses muscles étaient détendus.
- - Non, je me suis dit que tu allais tout faire foirer si tu savais.
- - Je suis bon menteur.
- - Non, ce n’est pas vrai. Par exemple, j’ai tout de suite su que tu
voulais me défroquer pour subtiliser le codex
simplicius.
Samnyel marqua
malgré lui un temps de silence, signe qu’on venait de le prendre la main dans
le sac.
- - Tu admets donc que le codex
existe ? demanda t’il, espiègle
malgré tout.
- - Je n’ai pas dit ça… Mais merci de ton aide.
- - Oh… De rien… Je n’ai pas fait grand-chose. Tu es sûre que ce n’est pas
grave que j’ai éjaculé en elle ?
- - Je t’assure que tout ira bien. J’ai choisi cette cible parce que les
succubes blanches sont des prédatrices de l’amour romantique.
- - Et si ce n’était pas une succube blanche ? Tu es absolument certaine
que c’en était une ?
- - Oui ! Tu as bien vu comme elle était « vierge » et pâle ?
Ce sont des caractéristiques des succubes blanches. L’hymen se régénère pour
tromper les idiots comme toi. Et puis, comme je te l’ai dit, j’ai du mal à
chasser les prédatrices de la luxure pure et dure, à cause de ma malédiction…
- - Qui t’as maudit ainsi ?
Derguaine glissa jusqu’à l’entrejambe de Samnyel : « Tu peux
encore bander ? Je veux te sucer. » « Oui. » Elle se mit à
lui lécher les bourses. « Hmmm, c’est bon. » Samnyel chercha un
moment comment faire un jeu de mot sur le fait qu’il avait une belle paire et
que eux aussi faisaient la paire. Il renonça et, au bout d’un moment, il
demanda :
- - On forme une bonne équipe toi et moi. On devrait faire cela plus souvent.
- - C’est dangereux.
- -
C’est moins dangereux qu’en y allant seule.
- - Tais-toi et bande, je te veux dans ma bouche.
- - Mais dis-moi des choses excitantes si tu veux que je bande !
- - T’as bien aimé dominer la petite succube ? Te sentir supérieur à
elle ?
- - Hmmm oui, c’était bon. Et tu vas goûter ma queue qui est allée dans sa
chatte de diablesse.
Samnyel retrouva
assez d’érection, et c’est vrai qu’elle avait un goût assez particulier. Un
goût d’enfers. Derguaine se fit plaisir, et Samnyel était au paradis.
« Oh, tu suces bien, ma petite chasseuse ».
Après une bonne
minute où elle jouait avec ses couilles et lui bouffait la queue au plus
profond qu’on pouvait, il continua :
- - Je suis sérieux. Tu crois peut-être que je ne le suis pas, mais je suis
sérieux. Je veux t’accompagner dans tes aventures. Je veux voir ces mysarelles
et comment tu les bats. Je ne suis pas en colère contre le fait que tu m’as
menti, et je ne te tromperai jamais maintenant qu’on est amis.
Tout en le suçant,
elle fit un bruit qui était comme un rire étouffé. Il poursuivit :
- - Mais si, on est amis. Pas vrai ? On s’entend bien. Et on s’amuse
bien ! C’était si bon de coucher avec cette diablesse. Cela ne me dérange
pas de servir d’appât.
- - Hmmm… Tais-toi.. t’es con.. tu te ferais tuer… hmmm, dit-elle en continuant de sucer son gros sexe.
- - Je suis prêt à prendre ce risque. Même si cette succube m’avait emporté aux
enfers, j’aurais joui en elle d’une façon si intense que ça aurait valu le
coup. C’était mille fois mieux que n’importe quelle autre baise.
- - Tu sais que.. beaucoup de mysarelles.. sont des castreuses ? dit-elle en aspirant doucement ses
testicules.
- - Oh… Mais dans ce cas, tu me protégerais ?
- - Oui, je te protégerai, souffla t’elle
avant de pomper sa queue en le regardant dans les yeux.
Sans quitter son
regard des yeux, Samnyel sentit un spasme le prendre et il éjacula le peu de
sperme qui lui restait dans la bouche de la chasseuse. Tout en avalant le
sperme de son bel ami, elle se demanda quelle serait leur prochaine aventure.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire